Calligraphie

Illustration : Jonny Wan .
(Read More)Le mot « calligraphie » vient du grec ancien kalos signifiant « beau », et graphein signifiant « écrire ». L’ensemble signifie dont « belle écriture ».
De nombreuses civilisations à travers le monde ont pratiqué la calligraphie (et continuent toujours aujourd’hui) en utilisant divers outils : pinceau, stylet, plume, stylet, calame, etc. La plupart la considèrent même comme étant une forme d’art.
Aujourd’hui, on parle de police de style « calligraphique » lorsque celle-ci s’inspire des lettres et caractères écrits avec un outil de calligraphie, suivant un certain type de style calligraphique.
Mais cela est légèrement différent du style dit « manuscrit » ou « script » qui, lui, fait référence aux lettres écrites à la main, libres de tout style spécifique.Contour

Illustration : Words of Type. Caractère utilisé : Knowledge Rounded, dessiné par Lisa Huang, 2024.
(Read More)Ou tracé.
La forme d’un glyphe est définie par un ou plusieurs contours. En dessin de caractères digitaux, le contour est la forme dessinée par le•a dessinateur•rice, et la forme remplie entre ces contours est ce qu’un•e utilisateur•rice voit sur un imprimé ou à l’écran.
Les contours et les tracés sont similaires mais pas tout à fait la même chose. Un tracé (ou outline en anglais) est ce qui entoure la forme définissant l’apparence d’un glyphe dans son ensemble. Alors qu’un contour peut aussi être un chemin continu se retrouvant à l’intérieur d’un tracé. Un exemple avec le tracé de la lettre O qui a deux contours ; un pour le cercle extérieur et un pour celui à l’intérieur (la forme évidée).
Corrections optiques

Illustration : Erik van Blokland .
(Read More)Les formes utilisées pour construire les mots et textes que nous lisons sont vus avec nos yeux. Et les yeux (avec nos cerveaux) sont des organes qui ne comptent ni sur la géométrie, ni règles, ni compas pour ‘lire’ le monde.
Même géométriquement alignées, certaines formes peuvent sembler irrégulières ou discontinues à nos yeux, et ont besoin d’ajustements pour créer l’illusion optique d’un alignement stable et harmonieux. En dessin de caractères, on parle de corrections optiques.
Dos
(Read More)Le dos est le côté du livre (ou tout autre objet imprimé) avec la reliure.
Ductus

Illustration : Tezzo Suzuki .
(Read More)Les glyphes de tous les systèmes d’écriture sont écrits selon un ordre de traits et une direction spécifiques. Il s’agit du ductus (du latin ducere, signifiant « conduire », « tirer »). Le ductus s’est développé après de nombreuses phases d’évolution, amenant les caractères à leur apparence actuelle, souvent influencée par une volonté de les écrire plus facilement (et/ou plus rapidement), en utilisant divers outils (d’hier ou d’aujourd’hui).
Écriture manuscrite

Illustration : Yann Bastard .
(Read More)Une écriture manuscrite est écrite à la main.
Les formes écrites de n’importe quelle langue, regroupées ensemble comme étant des écritures manuscrites, sont considérées comme étant la plus important des technologies créées jusqu’à ce jour. Indépendantes de la langue parlée, elles ont pu préserver le savoir, et ont permis le développement d’un grand nombre d’outils pour écrire et des matériaux pour y écrire. Dans ne nombreuses cultures, l’écriture manuscrite est tellement liée à la personne qui la réalise que la plupart considèrent même que le style d’écriture d’une personne peut refléter sa personnalité et/ou ses émotions lors de l’acte d’écriture (et même parfois son âge !).
Gabarit

Illustration : Raven Mo .
(Read More)Un gabarit sert de modèle, de guide pour la distribution et le positionnement des éléments dans une page (image, texte, espaces, grilles...), imprimée ou numérique, pour une mise en forme cohérente et consistante, qui fait également partie des caractéristiques esthétiques du document.
Grille

Illustration : Words of Type.
(Read More)En typographie (ou mise en page), une structure — appelée grille — est définie dans une page afin d’y placer les divers éléments, aidant ainsi à l’organisation de son contenu et sa lisibilité.
Hauteur

Illustration : Jonny Wan .
(Read More)En dessin de caractères, une hauteur correspond à plusieurs mesures verticales utilisées comme des guides pour différentes catégories de glyphes (comme par exemple les capitales, minuscules, small caps, etc.). Ces mesures se prennent à partir de la ligne de base et aident à garder une cohérence visuelle pour tous les glyphes d’une police.
LCG (latin, cyrillique, grec)
Les écritures dites « LCG » utilisent les hauteurs suivantes pour leur lettres minuscules, capitales, et les petites capitales :
• la hauteur d’x : hauteur des minuscules (sans les ascendantes et/ou descendantes) ;
• l’ascendante : hauteur de la partie qui dépasse la partie supérieur au dessus de la hauteur d’x ;
• la descendante : hauteur de la partie qui descend en dessous de la ligne de base ;
• hauteur des capitales ;
• hauteur des petites capitales ;
• et parfois aussi des hauteurs spécifiques pour les chiffres (traditionnels, proportionnels, etc.).CJK (chinois, japonais, coréen)
Les écritures dites « CJK » sont conçues pour être inscrits dans un em-square aux mêmes dimensions pour tous les caractères d’une même police (même largeur et/ou hauteur). Les dessinateurs doivent définir :
• la hauteur idéographique (dans le em-square) : espace vertical pour tout un caractère ;
• une hauteur de repérage pour une ligne de base, qui servira à l’alignement des glyphes d’autres écritures en cas d’association multi-scripte.ÉCRITURES ARABES
Les écritures arabes ont plusieurs types de hauteurs en fonction du style en question, notamment certains qui ne suivent pas la convention latine où une ligne de base « verticale » peut changer d’un mot à l’autre lorsque les lettres sont utilisées en texte. Mais de manière générale, on peut citer les suivantes :
• ligne de base, qui défini l’alignement « horizontal » ;
• ligne médiane, pour la hauteur du corps principal ;
• ascendantes et descendantes, basées sur les traits des glyphes les plus hauts et les plus bas ;
• hauteur des accents, pour indiquer leur emplacement.ÉCRITURES INDIENNES
On citera ici les hauteurs les plus communes pour les écritures indiennes (qui regroupent un très large nombre d’écritures différentes !) :
• shirorekha (ou headline en anglais), pour la barre horizontale au dessus de nombreux glyphes ;
• hauteur de base, là où se pose la partie principale les glyphes (un peu comme la ligne de base latine) ;
• hauteur des matra, pour l’emplacement des signes voyelles et accents au dessus ou en dessous des glyphes de base.Note : Ces hauteurs font référence à (et pour) les contours des glyphes, et ne sont pas à confondre avec les mesures verticales, qui définissent la hauteur de l’interlignage d’une police de caractères.
CONSEIL POUR LA PRODUCTION DE FONTES
La hauteur d’x (x-height) et celle des capitales (cap-height) sont des valeurs importantes qui peuvent se trouver dans la table OS/2 d’un fichier de fonte.
Hauteur d'x

Sponsorisé par TypeMates . Caractère utilisé : Halvar Stencil Breitschrift , déssiné par Paul Eslage, Jakob Runge, Lisa Fischbach et Nils Thomsen-Haberman, 2019.
(Read More)En dessin de caractères latin, la hauteur d’x est un guide correspondant à la hauteur de la lettre x.
Elle aide à aligner les autres lettres minuscules et permet de définir leur rapport avec les lettres capitales et les ascendantes.
La lettre x étant celle qui possède deux terminaisons horizontales dans sa partie supérieure (n’a pas de dépassement optique), elle sert de référence commune pour toutes les autres minuscules.
Lettrage

Illustration : Yann Bastard .
(Read More)Un lettrage est un dessin de caractères réalisé pour une situation donnée (par exemple, pour une enseigne de magasin) ou un ouvrage particulier (logo d’une marque, titre dans un encart de magazine, etc.), en opposition à une police de caractères où les glyphes sont dessinés individuellement pour pouvoir fonctionner sous toutes sortes de combinaisons.
Lithographie

Illustration : Chloe Kendall .
(Read More)La lithographie est une technique d’impression qui permet une production rapide et en grande quantité, basée sur l’utilisation de plaques de pierre (lithos signifiant pierre en Grec).
HISTOIRE
La lithographie a été inventée en 1796 par le dramaturge allemand Aloys Senefelder (1771-1834) qui cherchait un moyen d’imprimer ses œuvres lui-même, avant de devenir imprimeur.
C’était une technique largement utilisée pour imprimer des images aux détails complexes, souvent avec plusieurs couleurs, plus rapide et plus facile que les autres techniques de la même époque. Avant les techniques modernes, certains ouvrages combinaient même en un seul plusieurs techniques (lithographie ou gravure pour les images, la presse de Gutenberg pour les textes).
TECHNIQUE
Le procédé de la lithographie se base sur la réaction chimique hydrophobe / hydrophile entre les corps aqueux et gras. Ce qui doit être imprimé est dessiné avec une encre grasse sur une plaque de pierre calcaire polie. Un liquide acide abrasif est ensuite appliqué sur la pierre qui va créer des parties légèrement en creux pour que de l’eau puisse s’y verser. Puis, une autre couche d’encre est appliquée sur la pierre, qui va adhérer aux parties grasses préalablement fixées et peut être transférée au papier.
AUJOURD’HUI
De nos jours, la lithographie est généralement utilisée pour les impressions d’arts puisque la technique est désormais plus coûteuse que les autres même si elle donne un résultat de haute qualité.
Manuscript

Illustration : Malota .
(Read More)Un manuscript est un document avec des textes écrits à la main.
Pagination

Illustration : Raven Mo .
(Read More)La pagination correspond au système de numérotation de pages dans un document imprimé.
Reliure

Illustration : Yann Bastard .
(Read More)Les livres sont reliés avec de diverses techniques, avec les reliures dites traditionnelles ou modernes, ou celles qui sont spécifiques à une ou plusieurs régions du monde : reliure japonaise ou chinoise, Otabind, dos cousu, et bien d’autres.
Revival
(Read More)Un revival (aussi « refonte », ou « réédition ») s’agit d’un caractère (aujourd’hui digital) dont le dessin se base sur celui d’un caractère existant (souvent un caractère d’imprimerie).
Le dessin d’un revival comporte forcément des détails propres au dessinateur, dues aux interprétations du dessin original lorsqu’il est imprimé sur papier ou vu sur écran de plusieurs résolutions différentes. Aujourd’hui, on peut trouver plusieurs caractères dessinés en tant que revivals d’un seul et même caractère, mais avec, pour chacun, des différences (parfois très) subtiles. Par exemple, on peut citer les nombreuses versions du Garamond.
Un revival d’un caractère d’imprimerie de texte courant est souvent un bon exercice pour les étudiants qui débutent en dessin de caractères, puisque cela permet de se familiariser avec des styles considérés comme « conventionnels » avant d’expérimenter avec plus de créativité.
Spécimen

Illustration : Jay Cover .
(Read More)Un spécimen est un document publié par les fonderies de caractères pour présenter une police comme un échantillon visuel, montrant ses glyphes, des textes en grand et petit corps, éventuellement des alternatives des fonctionnalités OpenType, etc.
Une collection de spécimens de plusieurs polices de caractères forme un catalogue de spécimens.Typographie

Illustration : Jay Cover .
(Read More)La mise en page (ou typographie) consiste à assembler des textes dans une composition graphique, en définissant chacun des aspects tels que les proportions des colonnes de textes avec les espaces blancs, choisir les caractères et leur styles, définir le corps des différents types de textes, l’espacement entre les lignes, l’approche des lettres, le type de justification, utilisation de césure ou pas, etc.
La personne qui pratique la typographie s’appelle un·e typographe.
À ne pas confondre avec le dessin de caractères.