Hauteur

Illustration : Jonny Wan .
En dessin de caractères, une hauteur correspond à plusieurs mesures verticales utilisées comme des guides pour différentes catégories de glyphes (comme par exemple les capitales, minuscules, small caps, etc.). Ces mesures se prennent à partir de la ligne de base et aident à garder une cohérence visuelle pour tous les glyphes d’une police.
LCG (latin, cyrillique, grec)
Les écritures dites « LCG » utilisent les hauteurs suivantes pour leur lettres minuscules, capitales, et les petites capitales :
• la hauteur d’x : hauteur des minuscules (sans les ascendantes et/ou descendantes) ;
• l’ascendante : hauteur de la partie qui dépasse la partie supérieur au dessus de la hauteur d’x ;
• la descendante : hauteur de la partie qui descend en dessous de la ligne de base ;
• hauteur des capitales ;
• hauteur des petites capitales ;
• et parfois aussi des hauteurs spécifiques pour les chiffres (traditionnels, proportionnels, etc.).
CJK (chinois, japonais, coréen)
Les écritures dites « CJK » sont conçues pour être inscrits dans un em-square aux mêmes dimensions pour tous les caractères d’une même police (même largeur et/ou hauteur). Les dessinateurs doivent définir :
• la hauteur idéographique (dans le em-square) : espace vertical pour tout un caractère ;
• une hauteur de repérage pour une ligne de base, qui servira à l’alignement des glyphes d’autres écritures en cas d’association multi-scripte.
ÉCRITURES ARABES
Les écritures arabes ont plusieurs types de hauteurs en fonction du style en question, notamment certains qui ne suivent pas la convention latine où une ligne de base « verticale » peut changer d’un mot à l’autre lorsque les lettres sont utilisées en texte. Mais de manière générale, on peut citer les suivantes :
• ligne de base, qui défini l’alignement « horizontal » ;
• ligne médiane, pour la hauteur du corps principal ;
• ascendantes et descendantes, basées sur les traits des glyphes les plus hauts et les plus bas ;
• hauteur des accents, pour indiquer leur emplacement.
ÉCRITURES INDIENNES
On citera ici les hauteurs les plus communes pour les écritures indiennes (qui regroupent un très large nombre d’écritures différentes !) :
• shirorekha (ou headline en anglais), pour la barre horizontale au dessus de nombreux glyphes ;
• hauteur de base, là où se pose la partie principale les glyphes (un peu comme la ligne de base latine) ;
• hauteur des matra, pour l’emplacement des signes voyelles et accents au dessus ou en dessous des glyphes de base.
Note : Ces hauteurs font référence à (et pour) les contours des glyphes, et ne sont pas à confondre avec les mesures verticales, qui définissent la hauteur de l’interlignage d’une police de caractères.
CONSEIL POUR LA PRODUCTION DE FONTES
La hauteur d’x (x-height) et celle des capitales (cap-height) sont des valeurs importantes qui peuvent se trouver dans la table OS/2 d’un fichier de fonte.